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Le Champ Secret

  • : Le Champ secret, littérature, chanson, théâtre...
  • : Les mots du Champ secret voudraient dire autrement, dans le clair-obscur du sous-bois plutôt que dans la transparence obligée de l’openfield.
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Le Champ secret 

 

création le 11 août 2010

n° de Siret : 524 784 576 00018

Mairie de Maisonnisses

12 rue des Écoliers

23150 Maisonnisses 

 

Promouvoir les pratiques d’écriture sous toutes leurs formes (littérature, chansons, théâtre…) par l’édition, la création de spectacles, l'organisation d’événements, l’animation pédagogique et la formation…

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16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 17:34

Voici les poèmes qui ont été lus au Festival Pliant 2026. Sous réserve d’acceptation par leurs auteurs et autrices, ils figureront dans le recueil de l’année, en compagnie d’une quinzaine d’autres dont la liste sera arrêtée au cours du mois de juin. Merci aux participant.e.s, bravo aux lauréat.e.s !

 

 

L’écrire, c’est être disqualifié !

 

 

Ce mot est interdit. J’use donc de malice.

Pour trouver le proscrit, suivez tous mes indices :

La règle est énoncée. Il faut donc s’y soumettre,

Car oser l’employer, ce serait le commettre.

 

Vocable énigmatique ayant un double sens,

Dans la mathématique on note sa présence.

C’est la suite sans fond où les siens s’intercalent.

Impossible scission en deux parties égales.

 

Six lettres le composent, on croirait un faux pas.

Plus d’aide ? Je propose : Pour un fils, c’est papa.

C’est encore ce mot que le joueur se lasse

De voir au casino séparer « manque » et « passe ».

 

Nous y sommes enfin. Vous l’avez à l’esprit.

C’est le bout du chemin. Vous méritez le prix.

Je vous vois Columbo, résolvant cette affaire

Arrivant en Peugeot, vêtu de son imper.

 

Jacques Cadilhon

 

 

 

Élection d’un roi

 

 

En des temps oubliés, les chiffres décidèrent

Pour les représenter, de se choisir un roi.

À gauche étaient les pairs, sur la droite, leurs frères.

Misogyne à coup sûr, le TROIS se fit narquois :

 « Jamais notre moitié, soyez-en bien certains,

Ne viendra nous troubler, étant indivisibles ! »

Argument réfutable ! Et  bien sûr, les voisins

Plaidèrent à leur tour, se sentant pris pour cibles :

« Vous êtes synonymes d’une maladresse !

Contestèrent  ainsi  le SIX  et ses amis.

Un roi doit évoquer élégance et finesse !

Faute, erreur et bévue en sont l’antinomie !

– Nous sommes cohérents ! se récria le SEPT.

Nous sommes cinq ici ! Mais, chose saugrenue,

Les pairs sont cinq aussi ! Illogiques, si bêtes

Que le mot décimal leur reste un inconnu ! »

Et chacun d’avancer ses plus beaux arguments,

Du terme qu’on entend dans tous les casinos

aux « jugements des pairs » et aux « imper-tinents »,

Quand le HUIT entreprit de faire un jeu de mots !

Fadaises fallacieuses ont alors fusé

Dont je ne donne ici qu’un aperçu navrant :

« Baste ! il vous suffirait de grandir d’un degré

Et vous pourriez alors venir grossir nos rangs

En devenant, très chers, divisibles  par deux !

– Félon, faites vous-même un effort constructif :

En perdant un kilo, vous vous porterez mieux !

Diviser pour régner est-il votre objectif ? »

On ne saura jamais si l’un fut élu roi.

Peut-être le plus grand est-il sorti vainqueur ?

J’ai ma petite idée mais je ne voudrais pas

Désigner l’un d’entre eux et commettre une erreur !

 

 

Jean-Jacques Thibault

 

 

 

Les maladresses

 

 

Se tromper de prénom

Dire “tu” au lieu de “vous”

Oublier de répondre

Manquer un rendez-vous

 

Liste non-exhaustive de ces

Imperceptibles écarts, ces petites maladresses

Commises sans le vouloir                   

Même si parfois elles blessent 

Propre de l’être humain dans ses imperfections

 

Rentrer seule le soir

Porter les cheveux longs

Échanger un regard

Avoir une opinion

 

Liste non rationnelle de ces

Impertinents écarts, ces pures provocations

Commises par toutes celles qui l’auront bien cherché

Disent ceux qui harcèlent, cognent et parfois même tuent

Trop souvent impunis

 

Prier à genoux

Aimer différemment

Habiter près de chez vous

Vivre tout simplement

 

Liste des interdits visant

Tous les individus désignés dissemblables

Par d’impérieux nantis qui se croient tout permis

Les techniques sont connues : du bruit et des coupables

Pour détourner nos yeux de leurs jeux de pouvoir

 

La plus grande maladresse

Qu’on pourrait bien commettre

C’est se voiler la face

Pensant sauver ses fesses

Se croire imperméable

 

Résister à la boue

S’écouter, protéger

Dénoncer les abus

À nouveau s’entraider

 

Liste non négociable de ces

Indispensables éclats, ces gestes impératifs

Si on veut éviter que l’histoire se répète

Ou pour ceux qui en doutent, plus prosaïquement :

Pour que tu ne sois pas

 

Le prochain sur la liste

 

 

Sophie Duckerts

 

 

 

Un pas de trop, la marche grince et la tasse penche, ne se pose pas droit. Je compte jusqu’à trois, puis je m’arrête ; la nuit cligne d’un seul œil, et le silence se replie. Entre cinq battements je trébuche, mais j’avance, de biais, fidèle à cette danse qui refuse la ligne et cherche, dans le défaut, son propre tempo.

Neuf pas, puis un autre qui manque. La route hésite sous mes pieds, le sol répond par un soupir. Le cœur bat sans cadence sage, s’égare, s’obstine, insiste. Il y a toujours une seconde de trop, un souffle en trop, un battement qui déborde et déplace le cours des choses. Pourtant, c’est ainsi que je tiens.

On m’a appris l’alignement, les partages nets, les moitiés sages, les comptes qui tombent juste et se ferment sans reste. Mais à chaque partage demeure une trace : une chaise vide quand la table est pleine, un rire sans retour, un écho sans source, un battement qui dépasse la phrase et fait frémir la musique.

J’apprends la beauté des ruptures, l’éclair bref des choses bancales, la phrase qui saute la mesure et trouve là son vrai souffle. Les formes droites me glissent des mains ; je garde les lignes qui tremblent, les contours qui résistent, les équilibres fragiles mais vivants.

Ce reste, ce fragment que personne ne réclame, je le garde encore. Il décale mes jours, déplace mes pas, refuse la symétrie tranquille. Ce qui ne tombe pas juste me tient debout. Et je marche ainsi, accordée au faux qui dure, fidèle à ce nombre solitaire qui empêche la somme de se refermer.

 

 

Audrey Barandon Schmitt

 

 

 

Marée montante

 

 

Un matin de trop, une vie de travers

Trois cafés froids, un dernier goût amer

Cinq automnes qu’elle vole en feuille morte

Sept chakras éteints, le vide en escorte.

 

Neuf kilomètres, l’appel lointain de l’océan

Onze degrés, assauts lancinants des courants

Treize voyages, l’Atlantique à perpétuité 

Quinze minutes pour mesurer l’immensité.

 

Dix-sept regards passent sans jamais voir

Dix-neuf musiques, nuits blanches, idées noires

Vingt-et-une rivières, elle se laisse porter

Vingt-trois branches, trop fragile pour s’accrocher.

 

Vingt-cinq miroirs, reflet d’un espoir échu

Vingt-sept chemins, toujours des voies sans issue

Vingt-neuf portes, sa seule clé : la fuite

Trente-et-une bougies, une flamme qui hésite.

 

Trente-trois marches pour rejoindre la plage

Trente-cinq pas, le sable retient son courage

Trente-sept visages, aucun pour la retenir

Trente-neuf souvenirs qu’elle laisse s’engloutir.

 

Quarante-et-un silences avalés par les vents

Quarante-trois pensées figées dans le temps

Quarante-cinq battements, le cœur en sursis

Quarante-sept ans, prête, vers l’océan infini.

 

 

Gilles Prebende

 

 

 

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30 avril 2026 4 30 /04 /avril /2026 12:10
Pliant 2026 : le programme !

 

Treizième édition, déjà...

 

Pour consulter le programme, cest ici.

 

Nous espérons que vous serez des nôtres !

 

 

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8 janvier 2026 4 08 /01 /janvier /2026 01:10
Pliant 2026 : le thème !

Règlement complet ici.

Bonne inspiration !

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2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 17:52
Oblique, le recueil

Il est là ! Joie !

 

Agnès Doligez

Andreea Tanase

Annie Hupé

Britney Pognon

Clémentine Pons

David Villamejeanne

Delphine Fontaine

Dorothée Coll

Elsa Grindel

Estelle Fournier

Frédérique Duriez

Georges Bonnemaison

Géraldine

Gilles Bourgeois

Hervé Dovèze

Jacqueline Paschetta

Jacques Cadilhon

Jean-Jacques Thibault

Jean-Luc Ros

Khadija Aabou

Lionel Favennec

Lola Chevalier

Mathilde Arnaud

Mello von Mobius

Michel Reynaud

Nyara

Olivier Lefrancq

Philippe Minot

Pierre Paysac

Quantinosse

Quentin Julien

Raphaëlle Vaillant

 

 

Pour commander le recueil (12 € + frais denvoi), cest ici (page contact) ou en écrivant à : lechampsecret@orange.fr.

 

Très bientôt sera publié ici même le programme détaillé du prochain Pliant. Nous y espérons vous y revoir ou vous y rencontrer !

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1 janvier 2026 4 01 /01 /janvier /2026 17:17
2025... 2026 !

À peu près dans les temps (en 2025, quand même !), le voici, le recueil tant attendu ! Quelques semaines avant Oblique, qui devrait paraître en mars 2026.

 

À peu près rassemble des poèmes dAlain Isoard, Clara Bernard, Corinne Léget, Daquin Cédric Awouafack, Delphine Fontaine, Dominique Lyon, Ellis Dickson, Estelle Fournier, Gaston Vieujeux, Georges Bonnemaison, Hafid Antar, Jacques Cadilhon, Jean-Jacques Thibault, Jean-Marie Franchi, Jessica Plagne, Magali François, Malika Laffaire, Marie Canal, Marie Maillot, Mathieu Amans, Patrick Aveline, Philippe Botella, Raphaëlle Vaillant, Romain Vidal.

Pour commander le recueil (12 € + frais denvoi), cest ici (page contact) ou en écrivant à : lechampsecret@orange.fr.

 

Amis et amis du Champ secret & du Festival Pliant, nous vous souhaitons une belle année poétique, riche de partages stimulants et de rencontres inspirantes !

 

Très bientôt sera publié ici même le thème du prochain Pliant. Préparez-vous !

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21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 11:35

Nous publions avec ferveur et solidarité ce messsage de l’ami Jean-Luc Ros :

 

Au nom de l’invisible et du chant

 

Pour que la République ne devienne pas sourde à sa propre âme

Il est des heures où les chiffres ne sont plus des mesures mais des morsures. Où les colonnes budgétaires se dressent comme des murs entre les vivants et leur voix. Où la ligne comptable devient ligne de fracture. Nous y sommes.

Dans les profondeurs glacées de la technocratie, l’on rature la musique, l’on réduit le chant à un coût, le festival à un poste de dépense, la scène à un encombrant. On retranche, on rabote, on retranche encore, comme si l’invisible n’avait pas de valeur, comme si l’imaginaire ne nourrissait pas les peuples.

Ils réduisent. Nous élargissons.
Ils ferment. Nous ouvrons.
Ils veulent faire taire les voix faibles. Nous sommes le chœur qui se lève.

Car ce qu’ils appellent “ajustement”, c’est l’étouffement des clameurs. Ce qu’ils nomment "réforme", c’est la lente asphyxie des lieux de partage. Ce qu’ils étiquettent “non obligatoire”, c’est ce qui rend la vie habitable. La suppression des aides ? C’est l’effacement programmé des couleurs de l’âme.

 

La Loire voit s’effondrer ses scènes comme des cathédrales de sons qu’on pille pierre à pierre.
L’Hérault s’agenouille, vidée de sa substance poétique.
La Drôme vacille. Et partout, le feu sacré vacille, miné par la cendre de l’indifférence.

Mais voici que ce soir, le solstice revient avec ses tambours, ses voix mêlées, ses guitares suspendues aux balcons, ce soir, c’est la Fête de la Musique.

Et nous disons : que la fête soit belle !

 

Belle, non par l’abondance de moyens, mais par la grandeur des âmes.
Belle, non pour masquer les manques, mais pour proclamer notre présence.
Belle, parce qu’il faut célébrer ce qui reste debout quand tout vacille : la beauté, la solidarité, le chant.

Même à bout de souffle, même en réduction, même blessée, la musique est là, et nous avec elle.

Qu’ils sachent pourtant :

 

Le théâtre brûle encore dans les caves.
La musique se murmure même au fond des silences imposés.
La parole se transmet dans les replis de l’oubli programmé.
Les artistes, les techniciens, les passeurs, tous ceux que l’on voudrait précariser jusqu’à l’effacement, ces être-là, sont la République en acte, celle qui rêve, qui doute, qui se bat, qui espère.

 

On ne bâillonne pas le cœur d’un peuple.
On ne subventionne pas l’âme au rabais.
On ne cadenasse pas l’éclair.

 

Et quand bien même ils éteindraient les projecteurs,
quand bien même ils scieraient les tréteaux et briseraient les micros,
il resterait la voix nue.
La voix fragile et invincible.

 

Celle d'André Malraux, qui faisait de l’art la négation du néant.
Celle de Jack Ralite, pour qui la culture est la condition de l’émancipation.
Celle de Victor Hugo, tonnant : « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons. »
Celle de Serges Regourd, tissant le droit au rêve comme un droit fondamental.

 

Nous déclarons solennellement notre insoumission à l’obscur.
Nous refusons la culture amputée, la création diminuée, le pays sans poésie.
Nous dressons nos mots comme des torches,
nos notes comme des semences,
nos scènes comme des places de liberté.

Et nous disons, face à cette régression masquée en rationalité :

 

 
La culture n’est pas un supplément d’âme. Elle est l’âme même.

 

 
Elle n’est pas une dépense. Elle est une respiration.
Elle n’est pas un luxe. Elle est ce qui nous sauve de la barbarie.

 

Ce soir, la musique monte des places, des cours, des ruelles.
Ce soir, le peuple chante, contre vents, coupes et marées.
Ce soir, c’est la fête. Et tant qu’il y aura fête, il y aura résistance.

« Il y a une chose plus grande que l’obscurité, c’est l’espérance debout. »

 

 
Résistance culturelle, aujourd’hui.

Jean Luc…

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16 juin 2025 1 16 /06 /juin /2025 22:35
« L'Homme de la pluie » : Contes, poèmes et apparitions arboricoles par David Linkowski et Caroline Polle
« L'Homme de la pluie » : Contes, poèmes et apparitions arboricoles par David Linkowski et Caroline Polle
« L'Homme de la pluie » : Contes, poèmes et apparitions arboricoles par David Linkowski et Caroline Polle
« L'Homme de la pluie » : Contes, poèmes et apparitions arboricoles par David Linkowski et Caroline Polle

« L'Homme de la pluie » : Contes, poèmes et apparitions arboricoles par David Linkowski et Caroline Polle

Soirée d'ouverture, avec Manga Rano
Soirée d'ouverture, avec Manga Rano

Soirée d'ouverture, avec Manga Rano

Une voix de Marie-Josée Christien : compagnie La Calembredaine
Une voix de Marie-Josée Christien : compagnie La Calembredaine

Une voix de Marie-Josée Christien : compagnie La Calembredaine

Atelier d'écriture avec Éric Ardouin
Atelier d'écriture avec Éric Ardouin

Atelier d'écriture avec Éric Ardouin

Exposition : Florence White (photographies) & Maria Ardouin (peintures)
Exposition : Florence White (photographies) & Maria Ardouin (peintures)
Exposition : Florence White (photographies) & Maria Ardouin (peintures)
Exposition : Florence White (photographies) & Maria Ardouin (peintures)
Exposition : Florence White (photographies) & Maria Ardouin (peintures)
Exposition : Florence White (photographies) & Maria Ardouin (peintures)
Exposition : Florence White (photographies) & Maria Ardouin (peintures)

Exposition : Florence White (photographies) & Maria Ardouin (peintures)

Atelier chanson : Suzanne Tandé et Francis Jauvain
Atelier chanson : Suzanne Tandé et Francis Jauvain
Atelier chanson : Suzanne Tandé et Francis Jauvain
Atelier chanson : Suzanne Tandé et Francis Jauvain
Atelier chanson : Suzanne Tandé et Francis Jauvain

Atelier chanson : Suzanne Tandé et Francis Jauvain

Slam : Éric Levéel
Slam : Éric Levéel
Slam : Éric Levéel

Slam : Éric Levéel

Suzanne Tandé chante Gaston Couté, accompagnée par Francis Jauvain
Suzanne Tandé chante Gaston Couté, accompagnée par Francis Jauvain
Suzanne Tandé chante Gaston Couté, accompagnée par Francis Jauvain
Suzanne Tandé chante Gaston Couté, accompagnée par Francis Jauvain
Suzanne Tandé chante Gaston Couté, accompagnée par Francis Jauvain
Suzanne Tandé chante Gaston Couté, accompagnée par Francis Jauvain

Suzanne Tandé chante Gaston Couté, accompagnée par Francis Jauvain

Cœur de Femmes, dirigé par Élisabeth Leclair. Honneur à Manssour Sow !
Cœur de Femmes, dirigé par Élisabeth Leclair. Honneur à Manssour Sow !

Cœur de Femmes, dirigé par Élisabeth Leclair. Honneur à Manssour Sow !

Honneur à Manssour Sow, qui a obtenu son titre de séjour

Honneur à Manssour Sow, qui a obtenu son titre de séjour

Artistes du Champ secret : Raphaëlle Vaillant, Louis Pers et Jean-Paul Raffel, Michel Bauza
Artistes du Champ secret : Raphaëlle Vaillant, Louis Pers et Jean-Paul Raffel, Michel Bauza
Artistes du Champ secret : Raphaëlle Vaillant, Louis Pers et Jean-Paul Raffel, Michel Bauza

Artistes du Champ secret : Raphaëlle Vaillant, Louis Pers et Jean-Paul Raffel, Michel Bauza

Long Courrier : Éric Ardouin (voix), Pierre Baron (piano)
Long Courrier : Éric Ardouin (voix), Pierre Baron (piano)

Long Courrier : Éric Ardouin (voix), Pierre Baron (piano)

Louis Pers chante Louis Pers

Louis Pers chante Louis Pers

Brigade d'Intervention Mobile et Théâtrale
Brigade d'Intervention Mobile et Théâtrale

Brigade d'Intervention Mobile et Théâtrale

Moments de convivialité. Merci à tous nos bénévoles et bravo à Kalyz traiteur : Christophe et Irina, vous nous avez régalés !
Moments de convivialité. Merci à tous nos bénévoles et bravo à Kalyz traiteur : Christophe et Irina, vous nous avez régalés !
Moments de convivialité. Merci à tous nos bénévoles et bravo à Kalyz traiteur : Christophe et Irina, vous nous avez régalés !
Moments de convivialité. Merci à tous nos bénévoles et bravo à Kalyz traiteur : Christophe et Irina, vous nous avez régalés !
Moments de convivialité. Merci à tous nos bénévoles et bravo à Kalyz traiteur : Christophe et Irina, vous nous avez régalés !
Moments de convivialité. Merci à tous nos bénévoles et bravo à Kalyz traiteur : Christophe et Irina, vous nous avez régalés !

Moments de convivialité. Merci à tous nos bénévoles et bravo à Kalyz traiteur : Christophe et Irina, vous nous avez régalés !

La poésie en marche... pour l'année prochaine !

La poésie en marche... pour l'année prochaine !

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3 juin 2025 2 03 /06 /juin /2025 22:57

2025, encore une très belle édition du Pliant ! Le public en a salué la diversité – jointe à une grande cohérence – et la puissance émotionnelle – n’excluant ni la réflexion ni la réalisation. La poésie s'y est vécue lien, partage, échanges, action.

C’est cela surtout que nous aimons dans ce format insolite et familier à la fois, la place faite à des rencontres inoubliables, génératrices de nouvelles solidarités !

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3 juin 2025 2 03 /06 /juin /2025 22:50

 

Voici la liste des auteur.rice.s et des textes retenus pour la publication en recueil, sous réserve d'acceptation par les intéressé.e.s ; en jaune, le peloton de tête (voir ici) :

 

Agnès Doligez, De traviole

Andreea Tanase, Hyènes

Annie Hupé, Aïe

Britney Pognon, Briser la Ligne

Clémentine Pons, Le monde penche

David Villamejeanne, Les idéales

Delphine Fontaine, Sinusoïde

Dorothée Coll, Horizon diagonal

Elsa Grindel, Déboussolée

Estelle Fournier, Évocation

Frédérique Duriez, L’hypoténuse de mon jardin

Georges Bonnemaison, Nage indienne

Géraldine, Oblique

Gilbo, Oblique !

Hervé Dovèze, Le crabe amoureux

Jacqueline Paschetta, Les chemins de traverse

Jacques Cadilhon, La diagonale du sage

Jean Luc Ros, Oblique...

Jean-Jacques Thibault, Oblique : toit et moi

Khadija Aabou, La Vérité torturée

Lionel Favennec, L’oblique

Lola Chevalier, L’alligator

Manon Bonnet, Incline

Mathilde Arnaud, La Louvoyante

Mello von Mobius, Cahin Caha

Michel Reynaud, Je bois à même ta bouche

Olivier Lefrancq, En pentes douces

Philippe Minot, Oblique au garde-corps

Pierre Paysac, Vie oblique

Quantinosse, Penchant

Quentin Julien, La bobine

Raphaëlle Vaillant, Oblique

 

 

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3 juin 2025 2 03 /06 /juin /2025 21:21

 

Ami.e.s du Champ secret et du Festival Pliant, le thème de cette 12e édition vous a inspiré.e.s ! – qu’il s’agisse de l’appel à textes ou de l’atelier d’écriture. Sur près de cent poèmes reçus, nous en avons sélectionné trente-deux pour l’édition d’un recueil à paraître prochainement.

En attendant cette nouvelle merveille – après La Petitesse et À peu près, voici les six textes qui sont arrivés en tête de notre classement. Ils ont été lus au Festival Pliant, sauf le cinquième,  du fait de la difficulté où nous étions de le mettre oralement en valeur. Tous figureront bien sûr dans le recueil. Nos félicitations à leurs autrices et auteurs !

 

 

1. Jacqueline Paschetta, Les chemins de traverse

2. Georges Bonnemaison, Nage indienne

3. Lionel Favennec, L’oblique

4. Olivier Lefrancq, En pentes douces

5. Raphaëlle Vaillant, Oblique

6. Frédérique Duriez, L’hypoténuse de mon jardin

 

 

 

 

Les chemins de traverse

 

 

Le souffleur de verre façonne un flacon de brise et d’étendue verte où le soleil décline.

Les rochers sont tièdes au soleil d’avril et l’abeille secoue son armure comme un soldat qui rentre au château.

Le lac n’est pas loin, l’été on ira écouter le chant des pierres rousses dans l’écho des éboulis.

La nuit s’éclipse mais il reste du noir dans les nuages, c’est mal effacé dit l’enfant.

Ce brin d’avoine dans la fissure du mur raconte l’histoire de la peste au Moyen Âge et le vol des étourneaux l’invasion des barbares.

Un couple de tourterelles a fait son nid entre deux persiennes repliées comme deux grandes ailes striées d’azur.

L’alouette ressasse à force de miroirs brisés. Elle en a assez qu’on la considère comme une écervelée.

Il me semble que nous l’avons connu, ce rieur et ce ravi, cet innocent et cet intrépide, ce baladin et ce danseur de corde. Il est mort ce matin d’un faux pas dans l’azur.

Elle dévalait les pentes herbeuses parsemées de bleuets lorsque l’archer a tiré croyant viser sa cible, c’est sur elle que la flèche est tombée.

Ce bleu qui suinte entre les roches, ce n’est pas la mer, ni la rivière, encore moins l’océan, c’est une coupure dans le pétale que l’abeille répare.

Sur la fraîcheur des tomettes, le chat soupire. C’est une fantaisie en robe de deuil.

Sur les rochers la mousse dessine des croisées de chemins. Scarabées, lézards et fourmis, chacun traverse son espace et se rend au festin.

La libellule nous donne accès aux chemins de traverse.

 

 

Jacqueline Paschetta

 

 

 

 

Nage indienne

 

 

Plutôt pas de côté

que pas de l’oie,

chemin de traverse

que chemin tout tracé.

 

Plutôt l’hypoténuse

que l’angle droit,

canne à pêche

que fil à plomb.

 

Plutôt chants amoureux

qu’orthodoxie,

ligne de coeur

que ligne de tête.

 

de biais vers les lices

du Destin tisserand

la vie diagonale

 

 

Georges Bonnemaison

 

 

 

 

L’oblique

C’est l’angle de ton sourire

quand tu t’es trompée de direction

et que tu m’as regardé

comme si je savais où on allait.

 

 

Lionel Favennec

 

 

 

 

En pentes douces

 

 

J’ai un penchant pour le penché

L’arbre qui pousse de travers

Le bras tordu de la rivière

Pour le noeud trouant le plancher

 

J’ai un faible pour les faiblesses

Pour le petit défaut caché

La dent sur l’autre chevauchée

L’épi au front qui se redresse

 

Pour cette voix qui tremble et vibre

Quand tu poses un regard oblique

Un peu chagrin un peu critique

Sur ce monde en déséquilibre

 

J’ai un penchant pour le penché

J’ai un faible pour les faiblesses

Pour ton regard quand ta vue baisse

Pour ta joue sur ton bras couchée

 

J’ai une forte inclination

Pour toi quand se dénoue ton chignon...

 

 

Olivier Lefrancq

 

 

 

 

De travers

 

Je me suis réveillée dans le jour bleu 

                                                                        d’un matin de décembre

Tout était

O

   B

      L

         I

           Q

              U

                 E

 

Ma tête

la nuit

les pensées

 en désordre

 

Et l’esquisse là sur le mur

D’on ne sait quelle main 

Les arbres aussi

penchent

La dernière tempête 

a laissé des traces

Lignes

sur les visages

et les passages

à moitié vus

quelque part dans la brume

Je n’ai plus le cœur à l’ouvrage 

et gorgée de silence

 

j’o

 

         bli

 

                  que

 

du poids des mots qui restent

de ceux que l’on n’a pas dits

et que l’on aurait aimé

ne pas entendre

 

O

   B

      L

         I

           Q

              U

                 E

 

est ma raison

ta bouche

qui ne me traduit pas

de vérité

 

          La lumière, elle

             est-elle droite ?

 

 

Raphaëlle Vaillant

 

 

 

 

L’hypoténuse de mon jardin

 

 

Quel animal triangulaire

a labouré l’arpent de terre

piétinant en chemin

l’hypoténuse de mon jardin ?

 

Des trèfles écrasés

en nappe négligée

n’ont pu se redresser

 

Scrutant l’obscurité

j’ai vu des pâtures d’argent

que  les  ténèbres dévorent

et bien plus haut encore

des champs  où galopent les bongos

et d’autres animaux

quand dorment les enfants

 

Dans cet espace tangentiel

d’un univers oblique

certains soirs varie

par astuce sidérale

l’astrale géométrie

 

C’est ainsi qu’on peut voir

Grande Ourse et Petite Ourse

labourer tranquillement

l’arpent triangulaire

et prendre pour chemin

l’hypoténuse de mon jardin

 

 

Frédérique Duriez

 

 

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